MAISON OUVERTE À LA LUMIÈRE

Cette maison contemporaine de 260 m², située dans les Yvelines, est conçue à partir d’une relation étroite entre topographie, orientation, espaces de vie, jardin et lumière naturelle.

Le terrain présente une pente d’environ 15 %, avec un accès situé dans sa partie basse. La maison s’implante plus haut, là où la déclivité devient plus douce, afin de dégager devant les pièces de vie un jardin largement orienté au sud.

À l’intérieur, cuisine, salle à manger et salon communiquent sans former un espace uniforme. Le salon légèrement décaissé, les parcours, les relations avec plusieurs espaces extérieurs et les différences d’orientation donnent à chaque lieu sa situation propre.

Grandes baies et lumière zénithale complètent cette organisation : la maison ne recherche pas une lumière unique, mais différentes manières de la faire entrer et de la faire évoluer dans les espaces.

Maison traversée par la lumière

La lumière naturelle est l’une des données essentielles de cette maison, mais elle n’intervient pas indépendamment du terrain et de son implantation.

La parcelle descend d’environ 15 % depuis la partie haute vers son accès situé plus bas. Le projet choisit d’implanter la maison dans la zone supérieure, où la pente devient plus douce.

Cette position permet notamment de dégager devant les espaces de vie une partie importante du terrain orientée au sud.

L’organisation intérieure se développe à partir de cette relation avec le jardin et les orientations.

Cuisine, salle à manger et salon communiquent largement. Pourtant, chacun conserve son caractère : le salon est légèrement décaissé, la cuisine s’ouvre sur deux espaces extérieurs et une salle TV occupe une situation plus contenue.

La lumière accompagne ces différences. Elle entre largement par les baies tournées vers le jardin, arrive depuis d’autres orientations et pénètre également par le haut grâce à une verrière intégrée au volume de la maison.

Terrain → implantation → orientations → espaces → ouvertures → différentes lumières : l’architecture organise ici plusieurs manières d’habiter la lumière plutôt qu’un unique grand espace vitré.

IMPLANTER LA MAISON DANS LA PARTIE HAUTE DU TERRAIN

Le terrain présente une pente d’environ 15 %, tandis que l’accès se situe dans sa partie basse.

Cette topographie constitue une première donnée du projet.

La maison prend place plus haut sur la parcelle, dans une zone où la déclivité devient plus douce.

Cette position permet de dégager devant les principaux espaces de vie une partie importante du terrain et d’établir avec elle une relation plus directe.

L’accès depuis le bas et la position de la maison interviennent parallèlement dans l’organisation des niveaux et du stationnement.

La pente n’est donc pas simplement une caractéristique du terrain autour de la maison.

Elle participe à la décision d’implantation, à l’organisation de l’arrivée et à la position du jardin par rapport aux espaces habités.

Terrain et type de maison : du cadre réglementaire aux possibilités architecturales

L’implantation dans la partie haute du terrain accompagne la pente et dégage le jardin au sud.

DÉGAGER UN JARDIN LARGEMENT ORIENTÉ AU SUD

L’implantation dans la partie haute permet de préserver devant la maison un jardin largement orienté au sud.

Cette situation devient déterminante pour les espaces de vie.

Cuisine, salle à manger et salon peuvent établir leurs principales relations avec cette partie du terrain : lumière, vues et prolongements vers l’extérieur sont ainsi travaillés dans une même direction générale.

Le jardin n’est donc pas seulement l’espace demeuré libre après l’implantation de la construction.

Sa position participe au projet.

La relation peut se lire ainsi :

topographie + implantation dans la partie haute

→ jardin dégagé au sud

→ orientation des espaces de vie

→ lumière + vues + relations avec l’extérieur.

Le site commence ainsi à organiser l’architecture intérieure.

Architecture, site et environnement

Le jardin au sud organise les principales relations entre espaces de vie, vues et lumière.

HABITER DES ESPACES OUVERTS SANS LES RENDRE UNIFORMES

Cuisine, salle à manger et salon appartiennent à une même continuité spatiale.

Les regards et les déplacements peuvent se prolonger d’un espace à l’autre sans rencontrer une succession de pièces fermées.

Cette ouverture ne transforme pourtant pas le rez-de-chaussée en plateau indifférencié.

Chaque usage conserve une situation particulière.

Le salon est légèrement décaissé. La cuisine entretient plusieurs relations avec l’extérieur. Salle à manger et circulations occupent leurs propres positions dans l’ensemble.

La différenciation repose donc moins sur les cloisons que sur les niveaux, les parcours, les proportions, les ouvertures et la lumière.

Les espaces communiquent sans perdre leur identité.

Habiter une architecture

Le plan du rez-de-chaussée montre la continuité entre cuisine, salle à manger et salon ainsi que les différences de situation entre les espaces.

DONNER AU SALON SA PROPRE SITUATION

Le salon se situe légèrement plus bas que les autres parties de l’espace de vie.

Quelques marches suffisent à marquer ce changement.

Cette différence de niveau crée un seuil sans introduire de séparation opaque. Depuis le salon, les autres espaces restent perceptibles ; depuis la salle à manger ou les circulations, le séjour appartient toujours au même ensemble.

Son niveau légèrement inférieur lui donne cependant une atmosphère plus contenue.

Le parcours participe lui aussi à cette différenciation : depuis l’entrée, on longe le salon avant de rejoindre la salle à manger et la cuisine plutôt que de traverser systématiquement l’espace consacré au séjour.

Niveau et parcours permettent ainsi de distinguer un usage sans l’isoler.

Vue sur escalier intérieur design

Quelques marches distinguent le salon sans l’isoler du reste de l’espace de vie.

La coupe rend lisibles les différences de niveau qui distinguent les espaces sans les isoler.

OUVRIR LA CUISINE SUR DEUX ESPACES EXTÉRIEURS

La cuisine appartient au grand espace commun, mais sa position lui donne plusieurs relations propres avec l’extérieur.

Elle s’ouvre vers le jardin principal et vers une terrasse plus intime.

Ces deux espaces extérieurs n’offrent pas la même situation.

Le jardin appartient à l’ouverture générale des espaces de vie vers le sud. La terrasse constitue un extérieur plus contenu, directement associé à la cuisine.

Un bureau prend également place dans son prolongement.

La cuisine conserve ainsi sa continuité avec la salle à manger tout en disposant de ses propres prolongements.

L’ouverture du plan ne supprime pas la diversité : elle permet au contraire à plusieurs espaces de rester en relation tout en développant des usages et des rapports à l’extérieur différents.

FAIRE ENTRER LA LUMIÈRE PAR LES GRANDES BAIES

Les principales pièces de vie s’ouvrent largement vers le jardin.

Les grandes baies associent plusieurs fonctions.

Elles apportent la lumière naturelle, prolongent les vues et établissent une continuité visuelle entre les espaces intérieurs et le terrain.

Le jardin participe ainsi à la profondeur avec laquelle les pièces sont perçues.

Mais la façade n’est pas transformée en paroi vitrée uniforme.

Les ouvertures correspondent aux espaces qu’elles accompagnent, à leurs orientations et aux relations recherchées avec les différents extérieurs.

Ouvrir ne consiste donc pas à vitrer le plus possible, mais à mettre en relation lumière, vues, usages et jardin.

Les grandes baies associent lumière naturelle, vues et continuité avec le jardin.

FAIRE ENTRER LA LUMIÈRE AU CŒUR DE LA MAISON

La lumière naturelle ne provient pas uniquement des façades.

Une verrière intégrée au volume bâti apporte également de la lumière par le haut.

Elle permet d’éclairer une partie plus intérieure des espaces de vie et introduit une lumière différente de celle des grandes baies.

Sur les façades, la lumière possède une direction liée à l’orientation de l’ouverture.

Avec la verrière, elle arrive depuis le ciel.

Cette lumière zénithale modifie la perception du volume et permet d’apporter un éclairement naturel là où une ouverture latérale n’aurait pas produit le même effet.

La verrière n’est donc pas un élément ajouté au volume : elle participe directement à la manière dont l’espace intérieur reçoit la lumière.

La verrière complète les ouvertures latérales par une lumière venant du ciel.

FAIRE VARIER LA LUMIÈRE SELON LES ESPACES ET LES HEURES

Toutes les parties de la maison ne recherchent pas le même éclairement.

Les grandes baies orientées vers le jardin donnent aux espaces communs une relation généreuse avec le sud et l’extérieur.

D’autres ouvertures captent des orientations différentes.

La verrière introduit parallèlement une lumière zénithale.

La maison reçoit donc la lumière de plusieurs manières :

lumière latérale + orientations différentes + lumière zénithale.

Ces apports évoluent au cours de la journée et donnent aux espaces des ambiances qui ne sont pas identiques.

La continuité du plan n’aboutit ainsi pas à une uniformité lumineuse.

La lumière participe au contraire à différencier les lieux que l’ouverture spatiale met en relation.

MULTIPLIER LES RELATIONS AVEC L’EXTÉRIEUR

Le jardin principal n’est pas le seul espace extérieur associé à la maison.

Plusieurs terrasses prolongent différents usages et offrent des situations plus ouvertes ou plus intimes.

Cette diversité évite de concentrer toute la relation intérieur-extérieur sur une unique façade et une seule terrasse.

Les espaces de vie peuvent ainsi s’ouvrir largement vers le jardin tandis que certaines pièces disposent d’une relation extérieure plus spécifique.

La cuisine en constitue un exemple particulièrement lisible puisqu’elle participe simultanément au grand espace commun et à une terrasse plus contenue.

Les espaces extérieurs prolongent ainsi l’organisation intérieure au lieu de constituer un aménagement indépendant autour de la maison.

PERMETTRE UNE VIE DE PLAIN-PIED

Le rez-de-chaussée accueille les principaux espaces communs, mais également une chambre avec salle de bains et dressing.

Séjour, cuisine, salle à manger, bureau et espace de nuit permettent ainsi de réunir sur ce niveau les principales fonctions nécessaires à la vie quotidienne.

L’étage accueille les autres chambres et complète le programme familial.

Cette répartition donne à la maison une possibilité d’usage qui dépasse la seule organisation actuelle de la famille.

Une partie importante de la vie peut se dérouler sur un même niveau, tandis que l’étage conserve les espaces complémentaires.

Cette disposition apporte une souplesse d’usage dans le temps sans transformer la maison en organisation exclusivement de plain-pied.

Le plan de l’étage complète le programme familial tandis qu’une chambre au rez-de-chaussée permet une vie largement de plain-pied.

CRÉER UNE AMBIANCE PLUS CONTENUE POUR LA SALLE TV

Tous les usages ne demandent ni la même ouverture ni la même intensité lumineuse.

La salle TV prend place dans une partie plus calme de la maison.

Elle reste éclairée naturellement grâce à une ouverture vers l’ouest, mais son ambiance diffère volontairement de celle des grands espaces communs tournés vers le jardin.

Cette situation participe à l’équilibre général du projet.

À côté des espaces largement ouverts et lumineux existent des lieux plus contenus, adaptés à d’autres usages et à d’autres moments de la journée.

Être ouverte à la lumière ne signifie donc pas donner partout à la maison le même degré d’ouverture.

OUVRIR AU SOLEIL ET MAÎTRISER LES APPORTS SOLAIRES

L’orientation au sud et les grandes surfaces vitrées permettent de faire largement entrer la lumière naturelle et d’établir une relation directe avec le jardin.

Cette exposition doit parallèlement être considérée avec les apports solaires qu’elle produit.

Des débords et protections solaires accompagnent les grandes ouvertures.

Leur rôle varie avec la position du soleil : lorsque celui-ci est haut, ils peuvent limiter davantage son rayonnement direct sur les vitrages ; lorsque sa trajectoire est plus basse, les conditions d’exposition changent.

La conception met donc en relation :

orientation + grandes ouvertures + lumière naturelle + apports solaires + protections.

Cette stratégie architecturale ne permet pas, à elle seule, de déduire la performance énergétique globale de la maison. Celle-ci dépend également des caractéristiques de l’enveloppe, des équipements et de la qualité de leur mise en œuvre.

Construction durable et performance de la maison

Conception bioclimatique : soleil, lumière et confort d’été

Orientation, vitrages et protections solaires sont pensés ensemble pour articuler lumière et apports solaires.

DE L’ARCHITECTURE AUX OUVRAGES À CONSTRUIRE

Les dispositifs qui organisent la lumière et les espaces possèdent également une réalité constructive.

Les grandes baies doivent devenir des menuiseries intégrées à l’enveloppe et compatibles avec les ouvrages qui les entourent.

La verrière doit assurer sa fonction d’ouverture zénithale tout en appartenant à une enveloppe continue.

Le salon décaissé et les autres différences de niveau demandent une coordination précise des altimétries et des planchers.

Les protections solaires doivent elles aussi être intégrées aux façades et aux ouvertures auxquelles elles répondent.

Les qualités architecturales de la maison correspondent ainsi à des ouvrages réels qui doivent être définis, coordonnés puis correctement mis en œuvre.

Le plan du sous-sol situe les fonctions annexes et complète la lecture constructive des différents niveaux.

Le chantier montre la traduction constructive des niveaux, des grandes ouvertures et de l’enveloppe.

DES CHOIX QUI ONT AUSSI DES INCIDENCES SUR LE COÛT

Les caractéristiques architecturales de cette maison correspondent à des ouvrages identifiables.

Les grandes baies impliquent des menuiseries dont les dimensions, les vitrages, les performances et les conditions de pose doivent être définis.

La verrière constitue un ouvrage particulier intégré à l’enveloppe.

Les différences de niveaux interviennent dans la géométrie des planchers et des circulations.

Les débords et protections solaires correspondent eux aussi à des dispositions réellement construites.

Il serait cependant incorrect d’en déduire un « surcoût architectural » forfaitaire.

Le raisonnement économique est plus précis :

choix architectural

→ ouvrage nécessaire

→ dimensions, caractéristiques et conditions de réalisation

→ incidence financière.

Le coût dépend donc des ouvrages réellement nécessaires, de leurs dimensions, de leurs caractéristiques et de leurs conditions de réalisation, et non du caractère supposément « architectural » de la maison.

Ce qui fait varier le coût de construction d’une maison

Points de vigilance budgétaire pour une maison avec architecte

UNE MAISON DONT LA LUMIÈRE ORGANISE LES ESPACES

La lumière intervient finalement à plusieurs échelles du projet.

La topographie conduit à implanter la maison dans la partie haute du terrain.

Cette position permet de dégager un jardin largement orienté au sud devant les principaux espaces de vie.

Les grandes baies mettent ces espaces en relation avec le jardin et font entrer une lumière abondante depuis les façades.

La verrière complète cet apport en introduisant une lumière zénithale au cœur du volume.

D’autres orientations produisent encore des ambiances différentes.

À l’intérieur, le salon décaissé, la cuisine ouverte sur plusieurs extérieurs et la salle TV plus contenue montrent parallèlement que la continuité spatiale n’impose pas une ambiance identique partout.

La logique du projet peut ainsi être résumée :

pente du terrain

→ implantation haute

→ jardin dégagé au sud

→ orientation des espaces de vie

→ grandes ouvertures vers l’extérieur

complétée par :

orientations différentes + verrière zénithale + niveaux + parcours

→ différentes manières de recevoir et d’habiter la lumière.

La maison n’est donc pas simplement très lumineuse : son architecture organise la lumière pour différencier les espaces tout en les maintenant en relation.

À RETENIR DE CE PROJET

La topographie détermine l’implantation.

Le terrain présente une pente d’environ 15 %. La maison prend place dans sa partie haute, où la déclivité devient plus douce, tandis que l’accès s’effectue depuis le bas de la parcelle.

L’implantation permet de dégager le jardin au sud.

Les principaux espaces de vie peuvent ainsi établir une relation directe avec un jardin largement orienté au sud.

Les espaces restent ouverts sans devenir uniformes.

Cuisine, salle à manger et salon communiquent, mais le léger décaissé du séjour, les parcours et les relations avec l’extérieur donnent à chacun une situation particulière.

La lumière entre de plusieurs manières.

Les grandes baies apportent une lumière latérale et ouvrent les vues vers le jardin ; d’autres orientations font varier les ambiances au cours de la journée ; la verrière introduit une lumière zénithale au cœur de la maison.

Les espaces extérieurs participent à l’organisation intérieure.

Jardin principal et terrasses proposent des prolongements différents, notamment autour de la cuisine.

L’ouverture au sud est associée à la maîtrise des apports solaires.

Les grandes surfaces vitrées sont accompagnées de débords et de protections solaires adaptés à leur exposition.

APPROFONDIR LE PROJET

HABITER UNE ARCHITECTURE

Comprendre comment continuité entre les espaces, différences de niveaux, parcours, lumière et relations avec l’extérieur transforment l’organisation d’une maison en expérience quotidienne.

Habiter une architecture

ARCHITECTURE, SITE ET ENVIRONNEMENT

Comprendre comment topographie, implantation, orientation, soleil, jardin et vues deviennent des données de conception architecturale.

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CONSTRUCTION DURABLE ET PERFORMANCE DE LA MAISON

Comprendre comment orientation, lumière naturelle, protections solaires, enveloppe et qualité de mise en œuvre participent ensemble au comportement environnemental de la maison.

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CE QUI FAIT VARIER LE COÛT DE CONSTRUCTION D’UNE MAISON

Comprendre comment grandes ouvertures, différences de niveaux, ouvrages d’enveloppe, matériaux et équipements se traduisent en prestations dont les caractéristiques participent au coût réel de la construction.

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DÉCOUVRIR UNE AUTRE RÉALISATION

MAISON TRAVERSÉE PAR LA LUMIÈRE

Maison traversée par la lumière

Comparaison prévue par la cartographie : dans cette maison, la lumière zénithale complète les ouvertures latérales ; dans la maison traversée par la lumière, la double hauteur et les ouvertures associées font travailler la lumière dans la hauteur et la profondeur du plan.

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