Construite dans les Hauts-de-Seine sur une parcelle d’environ 400 m² située à l’angle de deux rues, cette maison contemporaine de 210 m² transforme la double relation du terrain avec l’espace public en plusieurs possibilités d’orientation, de vues et de lumière.
Au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger et salon composent un ensemble largement ouvert. Les principales ouvertures recherchent le sud et l’ouest, tandis que certaines baies travaillent directement l’angle et élargissent les directions du regard.
Les trois chambres des enfants occupent le premier étage. Plus haut, la suite parentale se met en retrait et se prolonge par une grande terrasse privative.
Implantation, orientations, organisation verticale, retrait du dernier niveau et toiture monopente construisent ainsi une maison directement liée à la géométrie particulière de sa parcelle.
Un terrain situé à l’angle de deux rues ne possède pas une seule relation avec son environnement.
Selon le côté depuis lequel on le considère, la lecture des limites change. Cette configuration intervient dans l’implantation de la maison, mais elle offre également plusieurs directions possibles pour ouvrir les espaces.
Le projet exploite cette situation.
Au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger et salon communiquent largement. Les ouvertures recherchent principalement le sud et l’ouest. Certaines accompagnent l’angle et permettent au regard de se prolonger dans plusieurs directions.
Dans les étages, l’organisation devient progressivement plus intime : chambres des enfants, puis suite parentale en retrait avec sa propre terrasse.
La particularité géométrique du terrain devient ainsi une ressource : elle permet de construire plusieurs orientations, plusieurs vues et différentes relations avec l’extérieur.
La parcelle d’environ 400 m² se trouve à l’angle de deux voies.
Cette situation lui donne une géométrie particulière : la lecture de ses limites dépend du front depuis lequel elle est considérée.
Lorsque le terrain est regardé dans sa plus grande largeur, la maison vient s’implanter sur sa limite de fond. Depuis l’autre rue, cette même limite se lit comme la limite latérale gauche.
Un terrain d’angle ne peut donc pas toujours être compris avec une lecture unique distinguant simplement avant, côtés et fond.
Il faut considérer simultanément :
les deux rues
la géométrie de la parcelle
les différentes limites
les règles d’implantation correspondantes.
Cette lecture constitue le point de départ de l’implantation de la maison.
→ Règles d’urbanisme et construction d’une maison
→ Terrain et type de maison : du cadre réglementaire aux possibilités architecturales
L’axonométrie rend lisibles les différents fronts de la parcelle et la position de la maison.
Les règles liées aux deux voies et aux différentes limites déterminent d’abord où la construction peut prendre place.
Elles définissent un cadre réglementaire, mais ne déterminent pas à elles seules l’architecture de la maison.
Une fois l’implantation possible comprise, le projet peut examiner ce que cette position permet réellement : place laissée aux espaces extérieurs, orientations disponibles, vues, relation avec les rues et voisinage.
Dans cette maison, le sud et l’ouest deviennent les principales directions d’ouverture.
La relation est donc :
terrain d’angle + deux fronts urbains + règles d’implantation
→ position possible de la maison
→ orientations disponibles
→ choix des principales directions d’ouverture.
Une contrainte réglementaire et géométrique devient ainsi le point de départ de qualités développées par l’architecture.
La vue 3D met en relation l’implantation, les limites et les principales directions d’ouverture.
La situation en angle donne au projet plusieurs relations possibles avec son environnement.
L’une des grandes orientations du terrain est plein sud. L’organisation de la maison permet également de travailler avec l’ouest.
Les principales ouvertures ne sont donc pas concentrées dans une seule direction.
Cette double orientation permet aux espaces de rechercher plusieurs vues et de recevoir des lumières différentes selon leur position et le moment de la journée.
Le terrain d’angle apporte ainsi autre chose qu’une contrainte d’implantation :
deux fronts
→ plusieurs orientations disponibles
→ ouvertures dans plusieurs directions
→ vues et lumières différentes.
La géométrie particulière de la parcelle devient une donnée de conception.
La maquette montre comment la configuration d’angle ouvre plusieurs orientations possibles.
Les grandes baies exploitent cette pluralité d’orientations.
Certaines ouvertures travaillent directement l’angle de la maison.
Depuis l’intérieur, le regard n’est alors plus cadré frontalement par une seule façade. Il peut se prolonger dans plusieurs directions.
L’angle construit devient visuellement moins présent et l’espace paraît davantage ouvert vers son environnement.
Une même disposition répond ainsi à plusieurs questions :
position en angle
→ ouverture dans plusieurs directions
→ élargissement du champ visuel
lumière provenant de plusieurs orientations
relation plus ouverte avec l’extérieur.
La baie d’angle n’est donc pas seulement une grande surface vitrée. Sa position transforme la perception de l’espace.
L’ouverture en angle élargit les directions du regard et exploite les différentes orientations de la parcelle.
Le sud et l’ouest n’apportent ni la même lumière ni les mêmes apports au même moment.
Les ouvertures orientées au sud accompagnent les espaces pendant une grande partie de la journée. À l’ouest, la lumière prend une autre direction et devient particulièrement présente dans l’après-midi et en fin de journée.
La maison ne recherche donc pas un éclairement uniforme.
La pluralité des orientations permet au contraire de faire évoluer les ambiances intérieures avec l’heure et la position du soleil.
Lumière, vues et orientation sont ici les conséquences d’une même relation entre la maison et son terrain.
La maîtrise des apports solaires doit parallèlement être considérée avec les caractéristiques des ouvertures et les dispositifs effectivement prévus pour le projet.
Les orientations sud et ouest font évoluer la lumière dans les espaces au cours de la journée.
Au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger et salon appartiennent à un même ensemble largement ouvert.
Les regards et les déplacements se prolongent d’un usage à l’autre sans qu’une succession de pièces fermées ne fragmente le niveau de vie.
Cette continuité permet également aux différentes orientations de la maison d’agir ensemble.
La lumière provenant des ouvertures et les vues vers l’extérieur ne restent pas limitées à une seule pièce : elles participent à la perception de l’ensemble.
L’ouverture du plan met ainsi en relation :
cuisine + salle à manger + salon
lumière provenant de plusieurs orientations
vues vers l’extérieur.
La qualité de l’espace ne repose donc pas sur une différence artificielle de niveau, mais sur la continuité des usages, des perspectives et de la lumière.
Le plan du rez-de-chaussée montre la continuité des espaces de vie et leurs relations avec plusieurs orientations.
La maison répartit son programme sur trois niveaux.
Le rez-de-chaussée accueille les espaces communs et leurs principales relations avec l’extérieur.
Au premier étage prennent place trois chambres, une salle de bains et des rangements : ce niveau est consacré aux enfants.
Plus haut, la suite parentale réunit chambre, dressing et salle de bains.
La hauteur établit ainsi une progression :
vie commune
→ espaces des enfants
→ niveau parental plus retiré.
Cette organisation permet de différencier les degrés d’intimité par la répartition même du programme.
Le développement vertical répond ainsi aux usages familiaux autant qu’à la volumétrie de la maison.
Le premier étage regroupe les chambres des enfants et les espaces qui leur sont associés.
Le dernier niveau ne reproduit pas entièrement l’emprise de l’étage inférieur.
Il se met en retrait.
L’espace ainsi libéré devient une grande terrasse directement accessible depuis la suite parentale.
Cette disposition produit plusieurs effets simultanés :
retrait du dernier niveau
→ terrasse privative
davantage d’intimité
distinction du niveau parental
modification de la volumétrie extérieure.
L’espace extérieur n’est donc pas réservé aux pièces communes du rez-de-chaussée.
À mesure que l’on monte, une autre relation avec l’extérieur apparaît, plus directement associée aux espaces privés.
Le retrait devient à la fois une situation à habiter et une composante du volume de la maison.
Le retrait du dernier niveau permet de prolonger la suite parentale par une grande terrasse privative.
La toiture participe elle aussi à la définition du niveau supérieur.
La maison adopte une toiture monopente, associée au retrait du dernier étage.
Ces deux dispositions construisent ensemble la silhouette du volume supérieur.
Le retrait libère parallèlement la terrasse directement accessible depuis la suite parentale.
La relation peut donc être lue ainsi :
retrait du dernier niveau
toiture monopente
→ définition du volume supérieur
création de la terrasse parentale
silhouette particulière de la maison.
Ces dispositions prennent place dans le gabarit applicable au projet, sans que leur origine puisse être réduite à la seule règle d’urbanisme.
Toiture, dernier étage et terrasse appartiennent ainsi à une même composition architecturale.
La toiture monopente et le retrait du dernier niveau construisent ensemble la silhouette du volume supérieur.
La maison ne se présente pas comme un bloc uniforme de trois étages.
Le rez-de-chaussée et le premier étage constituent la partie principale du volume.
Au-dessus, le niveau parental se retire et la toiture monopente modifie encore la silhouette.
Cette évolution extérieure correspond à l’organisation intérieure.
Le niveau le plus intime est aussi celui qui se distingue le plus nettement du corps principal de la maison.
Les décalages rendent visibles plusieurs relations déjà présentes dans le projet :
organisation des usages + retrait de l’étage + terrasse + toiture
→ volumétrie étagée.
L’expression extérieure devient ainsi la conséquence de l’organisation de la maison et de la manière dont son dernier niveau prend place.
Le retrait du niveau supérieur distingue la suite parentale du volume principal.
La maison est réalisée avec une maçonnerie en béton cellulaire.
Ce matériau appartient au système constructif retenu pour le projet.
Sa présence ne permet cependant pas, à elle seule, de déduire les performances globales de la maison.
Celles-ci dépendent de l’ensemble de l’enveloppe effectivement réalisée : composition des parois, isolation, menuiseries, raccords, étanchéité, équipements et qualité de mise en œuvre.
Le béton cellulaire doit donc être compris ici comme une donnée constructive documentée de cette réalisation, et non comme l’explication de son architecture ou comme une garantie isolée de performance.
La vue 3D complète la lecture des volumes et de l’enveloppe de la maison.
Plusieurs dispositions architecturales correspondent à des ouvrages qu’il faut effectivement construire.
Les grandes baies sont des menuiseries dont les dimensions, les vitrages, les performances et les conditions de pose doivent être définis. Leur intégration doit rester compatible avec la structure et l’enveloppe.
Le retrait du dernier étage modifie la géométrie du volume et crée la terrasse.
La toiture monopente possède sa propre structure, sa composition et ses raccords avec les façades.
Le développement de la maison sur plusieurs niveaux implique également les planchers, l’escalier et l’organisation structurelle correspondante.
La logique économique reste donc :
choix architectural
→ ouvrage correspondant
→ dimensions, quantités, caractéristiques et conditions de réalisation
→ incidence financière.
Il serait en revanche injustifié de conclure que la maison est coûteuse simplement parce qu’elle possède plusieurs niveaux ou une volumétrie particulière.
L’incidence dépend des solutions et prestations réellement nécessaires pour construire le projet.
→ Ce qui fait varier le coût de construction d’une maison
→ Points de vigilance budgétaire pour une maison avec architecte
L’ouverture de la maison vers le sud et l’ouest possède une dimension architecturale évidente : elle permet de rechercher la lumière, d’élargir les vues et de construire plusieurs relations avec l’extérieur.
Ces orientations ont également des conséquences sur les apports solaires.
Une ouverture au sud et une ouverture à l’ouest ne reçoivent pas le soleil de la même manière au cours de la journée et des saisons. Les grandes surfaces vitrées doivent donc être considérées avec leur orientation, les caractéristiques des vitrages et les dispositifs de protection effectivement prévus.
La logique environnementale ne consiste pas à ouvrir le plus possible.
Elle consiste à mettre en relation :
orientation
lumière naturelle
vues
dimensions des ouvertures
apports solaires
protections adaptées.
Dans cette maison, les orientations multiples constituent d’abord une ressource architecturale. Leur maîtrise participe ensuite aux conditions de confort.
→ Conception bioclimatique : soleil, lumière et confort d’été
Les ouvertures exploitent principalement les orientations sud et ouest, avec des expositions différentes au cours de la journée.
La cohérence du projet apparaît lorsque les différentes décisions sont replacées dans une même chaîne.
La situation à l’angle de deux rues donne au terrain plusieurs fronts et plusieurs orientations possibles.
L’implantation exploite cette géométrie.
Les principales ouvertures recherchent le sud et l’ouest, tandis que certaines baies en angle élargissent les vues et font entrer la lumière depuis plusieurs directions.
Au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger et salon composent un espace de vie largement ouvert. Cette continuité permet aux perspectives, aux vues et à la lumière provenant des différentes orientations de participer à la perception de l’ensemble.
Dans la hauteur, le programme se hiérarchise : espaces communs, chambres des enfants puis suite parentale.
Le retrait du dernier niveau crée la terrasse parentale et participe, avec la toiture monopente, à la volumétrie générale.
La logique du projet peut ainsi être résumée :
terrain d’angle + réglementation + programme
→ implantation
→ orientations sud et ouest
→ ouvertures et vues multiples
→ continuité des espaces de vie
→ répartition du programme dans la hauteur
→ retrait du dernier niveau + terrasse + toiture
→ volumétrie de la maison.
L’architecture résulte ainsi de la mise en relation du terrain, des usages, de la lumière, des espaces et des conditions de construction.
Comprendre comment géométrie de parcelle, limites, règles d’implantation, orientation et environnement déterminent un potentiel constructible que l’architecture transforme ensuite en projet.
→ Terrain et type de maison : du cadre réglementaire aux possibilités architecturales
Comprendre comment continuité entre les espaces, parcours, lumière, vues et relations avec l’extérieur construisent la manière d’habiter une maison.
Comprendre comment orientation, soleil, vues, voisinage et caractéristiques du terrain deviennent des données de conception pour l’implantation, les ouvertures et les relations avec l’extérieur.
Comprendre comment façades, menuiseries, toiture, isolation et autres composants transforment les choix architecturaux en une enveloppe réellement construite et coordonnée.
Comprendre comment volumétrie, structure, ouvertures, toiture, matériaux et niveau de prestations se traduisent en ouvrages dont les quantités et les caractéristiques participent au coût réel de la construction.
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